Inscription à la NewsLetter

Hieroglyphes















Table Nippur Marron

Soutien au programme de recherche sur la ville de Delphes en Grèce

missions/Mission_Delphes
Delphes est aujourd’hui célèbre pour son fameux sanctuaire d’Apollon, où la pythie rendait ses oracles, pour le sanctuaire d’Athéna, où se dressent les colonnes de la majestueuse tholos, et aussi pour son gymnase et son stade, que fréquentaient les athlètes et les artistes de tout le monde grec. Tous ces monuments ont été fouillés par l’École française d’Athènes, particulièrement dans la période 1892-1902, pendant ce qu’on appelle la « Grande fouille », mais aussi lors de maintes campagnes qui se sont échelonnées tout au long du XXe siècle.

Toutefois, ces monuments prenaient place à l’intérieur d’une ville, de taille moyenne, qui est restée le parent pauvre de l’archéologie delfique. La « Grande fouille » en avait pourtant fait connaître quelques éléments, grâce à une campagne de tranchées, à l’est comme à l’ouest du sanctuaire d’Apollon, mais ces éléments sont restés inédits.
Des fouilles limitées ont révélé la présence du premier mur d’enceinte du sanctuaire, de rues, d’un village à l’intérieur même d’une ville en pleine extension, de quatre églises, de riches demeures équipées de thermes et transformées, au cours du VIe s., en ateliers de potiers, avant l’abandon final du site, au début du VIIe s...
Toutefois, ces travaux n’avaient pas encore permis de se faire une idée précise du plan de la ville et de son histoire. C’est pourquoi l’équipe dirigée par le Professeur Jean-Marc Luce, de l’université de Toulouse, a présenté un projet de recherche sur la ville, à l’École française d’Athènes. Le programme qui est en cours depuis 2012 comprend quatre volets :
– un travail de topographie, d’architecture, de relevé au sol, après un vaste nettoyage de la végétation, de toutes les traces aujourd’hui visibles et leur repérage topographique, sur un plan au 1 :2000 ;
– une vaste exploration géophysique des parties enfouies, afin de compléter le plan en révélant les vestiges enfouis entre les tranchées de fouilles ;
– une exploration de surface, avec nettoyage approfondi des vestiges de la fortification du IVe s., dite de Philomélos ;
– divers sondages aux abords orientaux du sanctuaire et le long de la rue « NO 13 », première fouille dans ce secteur depuis le XIXe s. Les premiers éléments de datation obtenus sont très précieux pour construire l’histoire de ce site.